L'impact de certaines espèces envahissantes sur l'environnement commence à être cerné par les scientifiques. Pour ces espèces déjà connues, il est urgent de passer à l'action pour ralentir ou bloquer le processus d'envahissement. L'action de contrôle précoce permet aussi de se donner les délais nécessaires pour tenter de mieux comprendre les mécanismes non encore élucidés qui sont à l'origine de ces invasions.
| 2010-03-21 | ||
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Impatiens glandulifera Royle . Description
de l'espèce : D'autres Impatiences exotiques sont
invasives en Europe comme l'Impatience du Cap originaire
d'Amérique du nord et
l'Impatience à petites fleurs qui provient d'Asie centrale.
l'Impatience de
Balfour et l'Impatience balsamine sont également des
espèces d'origine exotique
qui se sont répandues dans le milieu naturel, mais leur impact
est considéré
comme étant moindre. Il existe une espèce de Balsamine
européenne qui est l'Impatience ne-me-touchez-pas. Cette
élégante plante à
fleurs jaunes est l'unique représentante de son groupe en Europe
et abrite au
moins une espèce d'insecte qui lui est spécifique : la
très rare mouche Eustroma
reticulatum Denis & Schiffermûller. Il n'est pas
impossible que
l'Impatience européenne et les insectes qui lui sont
associés, pâtissent un
jour de la trop forte présence de ses cousines d'importation. Milieux
colonisés : L'espèce a une prédilection
pour les
habitats des rives humides et des forêts alluviales avec des sols
riches en
azote. C'est une espèce de demi ombre qui est essentiellement
liée au réseau
hydrographique. Histoire
de son expansion : Mode
d'invasion : Les graines peuvent être
entraînées par
le courant lorsque la plante habite au bord des rivières ce qui
est le plus
souvent le cas. Ces graines ne flottent pas, mais voyagent sur le fond
de
l'eau. Cette particularité n'est pas un désavantage, car
la germination peut se
faire sous l'eau et les plantules sont alors prêtes à
prendre racine dès qu'un
courant plus fort ou une légère crue les dépose
dans une nouvelle zone de sol
perturbé. Les tronçons de tiges peuvent aussi constituer
des éléments de
propagation de l'espèce, lorsqu'ils sont arrachés par les
crues ou bien lors de
travaux, et transportés ensuite par l'eau. La plante est aussi
parfois
véhiculée par l'homme, involontairement ou bien
volontairement comme cela a pu
être constaté parfois, pour la planter dans des jardins
privatifs. Les
impacts négatifs de De nombreux exemples de nuisances
entraînées par Hydrologie : Par exemple, en République
Tchèque, où
déjà 30% de la flore est constituée
d'espèces exotique, on a pu constater des
problèmes d'écoulement des eaux provoqués par Érosion : Lorsque d'importants massifs de
Balsamine, implantés au bord d'une rivière, meurent en
automne, la rive est
laissée littéralement à nu et devient alors
très vulnérable à l'érosion par les
crues d'hiver. Compétition écologique : Un problème écologique
survient aussi
lorsque de grandes surfaces de terrain sont colonisées par cette
plante de
haute taille. Sa présence tend à évincer de ces
territoires, de nombreuses
espèces végétales locales plus petites qui
périclitent par manque d'accès à la
lumière. De plus, et comme si cela ne suffisait pas, la plante
risque de
provoquer un déséquilibre pour l'accès à la
ressource des insectes pollinisateurs.
Ceux-ci étant nécessaires à la production des
graines pour beaucoup de plantes,
le fort pouvoir attractif des fleurs de Appauvrissement écologique du sol : On ne connaît pas de champignon
mycorrhizien
associée à Les
effets constatés dans une communauté écologique : Une étude menée en
République Tchèque
dans le milieu naturel (Hejda & Pysek, 2006) montre que l'invasion
de
parcelles expérimentales n'a pas eu d'effet significatif sur la
composition des
espèces de la communauté végétale,
lorsqu'on considère uniquement l'aspect
qualitatif de présence-absence des espèces. A la différence, au Royaume-Uni,
une
autre étude (Hulme and Bremner, 2005) ) à montré
que l'enlèvement des
Balsamines dans certaines parcelles avait été suivi d'une
augmentation très
significative de la biodiversité aux endroits traités. Les différences de résultats
observés
entre les expériences tchèques et britanniques pourraient
être dues aux
différences de densité relative des massifs de balsamines
dans les deux régions
d'étude. Là où les balsamines couvrent fortement
le sol, à plus de 80% comme en
Angleterre, leur enlèvement laisse la place libre à
l'installation d'une
communauté plus diverse tandis qu'en République
Tchèque, là où les balsamines
se trouvent en massifs plus lâches et beaucoup moins denses, une
certaine
biodiversité en terme de nombre d'espèces peut persister
malgré tout, sous un
ombrage rendu moins opaque. Il ne faut pas non plus exclure la
possibilité d'un biais introduit par la préexistence de
certaines communautés
végétales ayant pu favoriser ou au contraire
empêcher l'implantation de Les placettes envahies sont fortement
corrélées à la présence d'espèces
affines telles que le Galéopsis orné Galeopsis
speciosa, le Galéopsis commun Galeopsis tetrahit,
l'Impatience
ne-me-touchez-pas Impatiens noli-tangere, tandis que les places
qui
accueillent le Faux roseau Phalaris arundinacea et Dans une autre expérience où
l'on a
retiré volontairement Du point de vue des
caractéristiques
géochimiques, une étude récente (cité dans
Hejda & Pysek, 2006) tend à
montrer que Bilan
des impacts : Selon les auteurs, Implications
pour la gestion : On doit garder en tête, avant toute
tentative d'éradication, que les méthodes
employées risquent fort de recréer
très rapidement un environnement favorable à
l'arrivée d'autres espèces
envahissantes qui affectionnent les mêmes milieux. En République Tchèque, par
exemple,
l'invasion des milieux naturels par Une voie intéressante peut
être
suggérée en direction d'une renaturation des berges de
rivières, de manière à
faire baisser le niveau d'eutrophisation des sols, rendant ainsi le
milieu plus
propice à l'installation de communautés
végétales structurées pouvant faire
écran à la diffusion des espèces invasives
nitrophiles. Enfin, il ne faut pas perdre de vue le
caractère adaptatif de nombreuses plantes exotiques
envahissantes, qui par
effet de sélection successive, dérive climatique et
déprise agricole, peuvent
progressivement arriver à s'étendre vers d'autres
habitats que ceux
initialement occupés. C'est ainsi que Méthodes
de gestion envisageables : Action mécanique : La plante est facile à couper et
à
arracher, aussi bien à la main qu'avec un engin, à la
condition de pouvoir
accéder facilement à son emplacement. Si l'on ne coupe
pas en dessous du
premier nud, on est sûr d'avoir des repousses et de voir une
floraison avant
la fin de la saison. Si l'on respecte cette condition, une seule coupe
ou un
seul arrachage suffit. Une fauche menée à intervalles
réguliers, même si elle
est effectuée de manière incomplète, peut aussi
empêcher les plantes d'arriver
à la floraison. Action chimique : Bien que des solutions à base de
produits chimique aient été proposées dans un
passé récent, ces méthodes sont
fortement déconseillées aujourd'hui, sauf cas
particuliers, dans le cadre
d'opérations précises et exceptionnelles, menées
sur des massifs de grande
ampleur, et inscrites dans des plans d'action validés par les
organisations en
charge de l'exécution de ces plans. Un traitement classique
consiste alors à
arroser les massifs de plantes avec du glyphosate, au printemps,
lorsque le
feuillage est déjà suffisamment développé,
et avant que les fleurs
n'apparaissent. Contrôle biologique : Les pistes du contrôle biologique
sont
les plus prometteuses pour envisager un traitement efficace et non
polluant des
massifs proliférant de Balsamine. Des études en faveur
d'un traitement par
l'importation d'insectes ou de microorganismes pathogènes
avancent à grands pas
et seraient en voie d'aboutir vers des solutions applicables en Europe.
Il
faudra néanmoins certainement attendre encore un peu pour que
ces solutions
soient dûment validées et répandues auprès
des gestionnaires de territoires.
Ces recherches ont montré que la plante a beaucoup d'ennemis
naturels dans son
aire originelle. On y a trouvé des microorganismes
pathogènes, des champignons
et des moisissures, ainsi que des invertébrés herbivores,
entre autres des
insectes, qui se nourrissent de ses feuilles. L'une des espèces
pathogènes
reconnue s'attaque déjà à Plus concrètement, aujourd'hui, on
ne
peut concrètement préconiser comme type de contrôle
biologique, que le broutage
et le piétinement local des terres par le bétail, ce qui
empêche les germinations
et reprises de boutures à la suite du tassement du sol. Contrôle par gestion
environnementale : Bien gérer les milieux dans
lesquelles Références
bibliographiques : Hejda M. &
Pysek P. (2006) What is the impact of Impatiens glandulifera on species
diversity of invaded riparian vegetation? . Biologocal Conservation,
132,
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Bremner E.T. (2005) Assessing the impact of Impatiens glandulifera on
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Bañuelos M.J. (date : unknown) Latitudinal trends in growth and
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Final Report. The Potential for the Biological Control of Himalayan
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A Review on the potential for the biological control of the invasive
weed, Impatiens
glandulifera in | ||
| Pierre Gotteland | ||